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Traité sur la sincérité des médecins (lùn dài yī jīng chéng dì èr 论大医精诚第二)


« 凡大醫治病,必當安神定志,無欲無求,先發大慈惻隱之心,誓願普救含靈之苦。若有疾厄來求救者,不得問其貴賤貧富,長幼妍媸,怨親善友,華夷愚智,普同一等,皆如至親之想。亦不得瞻前顧后,自慮吉凶,護惜身命。見彼苦惱,若己有之,深心淒愴。勿避嶮巇、晝夜寒暑、飢渴疲勞,一心赴救,無作工夫形跡之心。如此可為蒼生大醫,反此則是含靈巨賊。。»

« Tous les grands médecins qui traitent des maladies doivent apaiser leur shén (esprit) et calmer leurs ambitions, n'avoir ni désir ni demande, d'abord éprouver de la compassion de leur cœur, faire le serment de sauver l’ensemble des êtres vivants de la souffrance. Si quelqu'un avec une maladie demande l'aide d'un thérapeute, il ne faut pas demander s'il est riche ou pauvre, vieux ou jeune, beau ou laid, ennemi ou de la famille ou ami, chinois ou étranger, stupide ou sage, ils doivent tous être traités de la même façon, comme s'ils étaient quelqu'un de notre famille. De plus, (le médecin) ne doit pas regarder devant ou derrière, ni s’inquiéter ni se demander si ça sera faste ou néfaste mais doit protéger la vie. Il verra la souffrance et le tourment d'autrui comme les siens, attristé profondément dans son cœur. Il ne devra pas éviter les dangers et les difficultés, de jour comme de nuit, dans le froid ou la chaleur, de faim ou de soif ou fatigué, il devra sauver (le malade) de tout son cœur, il ne prendra pas d'excuse pour refuser et ne prendra pas de grands airs. Ainsi, il sera considéré comme un grand médecin par le peuple, s'il va à l'encontre (de ces principes) il sera considéré comme un grand voleur de l'humanité. »

(Sūn Sī Miǎo (孙思邈) (581 - 682), Bèi jí qiān jīn yào fāng (備急千金要方) Prescription essentielles valant mille onces d’or pour les cas d’urgences (652), 2e rouleau, Traité sur la sincérité des médecins (lùn dài yī jīng chéng dì èr 论大医精诚第二), traduction de Lokmane Benaicha avec quelques modifications de Florent Binon).


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